lundi 26 novembre 2007

Samedi soir

Ce samedi soir, celui du 17 novembre, il s’est passé beaucoup de choses !!! Comme je devais aller au Marina Market et voulais faire des photos de la place de la femme, j’ai proposé à Maria, ma nouvelle voisine, de m’accompagner pour visiter un peu Bobo. Tout ça en mobylette bien sûr, car la ville est très étendue.

Donc nous voilà parties, le ciel un peu menaçant, mais confiantes. Marina Market, place de la femme, puis nous décidons de nous perdre un peu. Il faisait soif, la soirée (une soirée ici commence à 15h…) se passait bien, nous nous arrêtons alors boire une sucrerie (boisson sucrée) dans une buvette. A peine installées en terrasse, un vent se lève et emporte toute la poussière possible (et il y a de quoi faire) !!! Nous nous sommes tous réfugiés dans la buvette, une personne au m² c’était rentable…




Nous avons ensuite sagement patienté que le vent (et le sable) tombe, ce qui s’est produit (en tout cas pour le sable) quand l’orage a éclaté. Bon on est resté en tout 1h et demi dans la buvette, avant de pouvoir repartir en toute sécurité, de nuit bien sûr ! Il faisait bien frais du coup… Arrivées au 6 mètres (la rue non goudronnée) du centre d’hébergement, les torrents naturels d’évacuation des eaux pluviales étaient aussi au rendez-vous. Il a fallu remonter le pantalon, mouiller les tongs et pousser la mob pour franchir le dernier obstacle sans noyer le moteur.

Bon on est arrivé bien fraîches donc au centre, accueillies chaleureusement par l’habituel « Bonne Arrivée ! » de M. Kabouré. De là nous avons discuté avec Fernando, un volontaire espagnol de chez Oxfam International (ONG) habitué du centre. Après quelques notions de toilettes, nous décidons de suivre Fernando (véhiculé tout terrain), qui nous propose de boire un verre dans un café-concert.

Le Bois d’Ebène, c’est le nom du repère huppé où nous avons été. Entrée 500 FCFA, consos idem. Après mûre réflexion, je décide de faire plaisir jusqu’au bout et de commander à manger (première sortie du soir en « société » depuis deux mois). Je commande steack frites et bière ! Trop trop bon dans la bouche, mais je pense que le steack pas cuit à point (j’ai rien dit sur la cuisson) m’aura été fatal (bonne tourista deux jours après). Bref j’ai bien profité de la soirée, très contente, musique traditionnelle pas mal malgré quelques casseroles… J’ai d’ailleurs enregistré une partie du concert !








Fernando un peu fatigué, nous quittons le resto vers 23h. C’est lui qui a offert, et quand j’ai voulu protester, il a rétorqué « tu as sauvé Milou ». Il s’était lui-même occupé de Dika, la maman, quand elle était petite. Donc bonne soirée, gratos en plus (enfin, avec la tourista, pas tant que ça mais bon…) !



Nescafé ambulant

Petite présentation des « métiers de rue » que l’on peut rencontrer dans les villes Burkinabè. Parmi ceux-ci, il y a le vendeur de Nescafé ambulant. Il se promène avec sa charrette sponsorisée, et se fait héler par-ci par-là pour servir la boisson chaude la plus courtisée du pays.

Donc il sort un verre, le rince soigneusement à l’eau d’où on ne sait pas trop d’où elle vient, dose le Nescafé et le sucre, puis verse de l’eau chaude conservée dans un thermos. Il mélange ensuite de telle manière à faire mousser le Nescafé. Et voilà c’est servi !

Il attend ensuite patiemment, après s’être fait payé bien sûr, de récupérer son verre, avant de repartir vers d’autres clients…

La scène se passe au pied de l’immeuble où je travaille.



mercredi 21 novembre 2007

Nouvelle voisine

Vendredi soir j’ai eu la bonne surprise de découvrir que quelqu’un habitait dans la chambre d’à côté. Mme Tamini nous a présentées, c’est Maria, ma nouvelle voisine ! Elle est espagnole, mais parle bien français. Elle vient de la région de Barcelone, et elle fait de la poterie comme passe-temps favori. Elle est venue au Burkina Faso pour apprendre d’autres façons traditionnelles de fabriquer des céramiques. Elle reste jusqu’au 22 décembre…

En guise de cadeau de bienvenue, je lui ai offert une bougie, après la coupure de courant qui prévient pas…



Milou est sauvé !

M. Kabouré et moi-même avons eu très peur ! Milou, suite à ses piqûres, a ensuite refusé de manger. Il est devenu tout maigre, presque ne pouvait plus marcher. J’ai donc contacté de nouveau le vétérinaire, qui est venu le jour même, mercredi.

Le vétérinaire a alors entrepris des injections multiples, deux fois par jour, de solution glucosée et vitaminée. Milou a repris des forces très vite, après cette grosse frayeur. On en a profité pour vacciner Dika, la maman ! Finalement tout rentre dans l’ordre, Milou remange bien, il court de nouveau, il a le moral !!

Milou est sauvé !

Visiteur nocturne

Une petite bébête qui m’a rendue visite un soir de la semaine, longue comme le doigt et impassible sur son bout de mur. Au petit matin, elle était partie…


Panne à la Borne-Fontaine

Et voilà ce qui arrive quand l’eau ne coule plus, dans une des bornes-fontaines du centre de Bobo-Dioulasso. Femmes, enfants et porteurs d’eau prennent leur mal en patience…

lundi 19 novembre 2007

Restitution à Bouroum-Bouroum

Nous voilà donc arrivés, le soleil commence déjà à taper sévère, il est 10 heures seulement… Nous réaménageons la salle, les organisateurs avaient mis les tables vers le tableau noir, mais avec le vidéo-projecteur, ça le fait pas… Le public s’installe doucement, les « chefs » prennent place au milieu pour différentes présentations : le chef de la Composante A du programme VREO, le responsable de l’équipe MOS de l’ADAE (Daouda SANON), le maire de la commune.


Il est temps de lancer les machines. La localité n’est pas électrifiée, donc nous avons apporté notre groupe électrogène. Il ne fonctionne pas… On me demande d’aller lui causer pour voir, des fois qu’il voit un fantôme – lol. Comme prévu ça ne change rien, et un des membres du public nous dépanne avec son groupe. Merci public !





La présentation commence, l’assistance est toute ouïe, et endimanchée. Il y a même le chef de terre (chef traditionnel du village, le vieux avec le bonnet rouge). Amadou, comme à son habitude, se charge des photos.





La restitution est présentée en Français, avec moi, qui reste aux commandes de l’ordinateur, puis Daouda SANON traduit en Dioula, et en profite pour faire Monsieur Météo. Parfois, le maire de la commune donne des précisions en Lobili, le dialecte du coin. Dur !


La restitution, présentation et questions comprises, s’est bien passée, je suis pas mécontente ! Nous sommes ensuite invités par le maire de Bouroum-Bouroum pour boire un verre, et déguster une chèvre grillée aux épices… Pas mauvais la chèvre, mais vive le demi litre de Coca pour aider à digérer, sinon ça aussi ça aurait été dur ! Pour terminer la journée en beauté, le pick-up refusait de démarrer… Tout le monde y a mis du sien pour pousser !!!

dimanche 18 novembre 2007

En route pour Bouroum-Bouroum !

Et nous voilà partis, ce lundi matin, pour présenter la restitution d’une étude de faisabilité dans la commune de Bouroum-Bouroum (province du Poni, région Sud-Ouest). Bon, comme tout le monde ne connaît pas la géographie du Burkina Faso par cœur, je vous mets une petite carte…





Et oui, c’est très loin !!! A côté du Ghana et de la Côte d’Ivoire, il faut faire de longues heures de route avant d’y arriver (plusieurs centaines de kilomètres). Et puisque je suis sûre qu’il y en a qui vont poser la question « mais pourquoi vous n’avez pas pris la route directe ??? », je vais y répondre tout de suite ! La route directe n’est pas bitumée… Imparable…

Nous sommes donc partis très tôt, pour arriver dans la matinée à Bouroum-Bouroum. La route est droite mais la pente est forte… Nan, la route est droite mais elle est longue, voilà que je m’embrouille ! C’est quand même l’occasion d’avoir des images plein la tête, de faire quelques vidéos de paysages, et des photos de groupe lors de la pause pipi/cigarette.









Comme le véhicule roulait vite, j’ai photographié dans ma tête, et j’ai essayé de vous restituer les images marquantes. Il y avait un âne attaché à l’ombre au milieu d’un grand champ fauché, donc au milieu de nulle part ! Il y avait aussi des animaux, soit qui divaguent, soit menés par des éleveurs. Les vaches ici ont une « bosse » à la base du cou.







Comme au Vietnam, nous avons croisé des cyclistes acrobates, et en entrant dans le « pays Lobi» (le Sud-Ouest comporte différentes ethnies, dont les Lobi), les cases se sont faites plus rondes…





























Après le péage de Pâ, petit arrête pipi et cigarettes avec l’équipe (un autre véhicule, non fumeur, avec le programme VREO et Daouda SANON, était déjà parti). De gauche à droite : Sidi le chauffeur, moi la blanc-bec, Amadou le juriste, et Zoungrana l’informaticien. J’en ai aussi profité pour photographier la brousse, alors que la saison sèche ne fait que commencer…








Nous avançons dans le Sud-Ouest, le climat est plus sec (seconde partie de la vidéo). Mais c’est aussi là que se dessinent de grandes étendues d’eau, issues de barrages, avec des bouts de maisons et d’arbres qui dépassent.






Le voyage commence à durer, mais un panneau tout comme chez nous nous annonce que nous sommes maintenant dans la commune de Bouroum-Bouroum. Encore quelques centaines de mètres pour atteindre la salle de classe mise à notre disposition, et voilà nous y sommes… Les genoux disent ouf !






Place de la Femme

No comment.................................





Boulangerie Wend Konta

Dans la ville de Bobo-Dioulasso, il y a plein de boulangeries, et de vendeurs ambulants de pain. Parmi ces boulangeries, deux se distinguent particulièrement pour la qualité de leur pain : la Bonne Miche (indépendant) au centre, et Wend Konta (enseigne nationale) à Ouezzin Ville (mon quartier).

Plusieurs fois, j’ai acheté du pain à la boulangerie Bara, à côté de mon travail, mais au bout de deux jours, la baguette était sèche ou moisie… Donc je n’achète plus mon pain qu’à la boulangerie Wend Konta, à quelques centaines de mètres plus loin sur mon goudron. La boulangerie propose des baguettes, des miches (125 FCFA) et des pains (250 FCFA).

Sinon, on peut faire quelques extras à la Bonne Miche, qui vend des croissants et autres viennoiseries, mais c’est très cher. Le croissant est par exemple à 300 FCFA pièce, ce qui ici est un produit de luxe… A réserver pour les grandes occasions donc !